FRS Taga + Camille Yembé
Camille Yembé le 16 octobre prochain au Clapier.
FRS Taga en première parie !
À 29 ans, la chanteuse belgo-congolaise Camille Yembe signe un premier album : quinze titres qui se déploient comme un long-courrier musical. Entre zones de turbulences et éclaircies, la musique traverse des paysages sonores marqués par ses failles et ce goût de sel que laissent les histoires trop vraies.
Pour accompagner ce voyage, deux invités montent à bord : Lous and The Yakuza et Ino Casablanca.
« Avec Jeune et Laide, je veux raconter une jeunesse populaire, un peu abîmée, et faire exister ce discours dans la pop. C’est aussi un disque plein d’espoir », résume Camille Yembe, native de Molenbeek, à Bruxelles. Pour l’artiste, il s’agit d’abord de nommer un réel. « Je veux dire le manque, la précarité. Pour moi, c’est important de le montrer parce que ça fait partie de la vie ». Car raconter cette jeunesse, c’est aussi la transformer en force et affirmer la fierté du chemin parcouru.
Le ton est donné.
Récupération des billets dans nos locaux (3 rue de la Télématique, derrière le Zénith) ou le soir du spectacle au guichet invitations du Clapier !
En première partie : FRS Taga
FRS TAGA, dans le civil, s’appelle Robin Conche. Né à Saint-Étienne, il grandit à L’Hôpital-le-Grand, village anonyme. Le mur, il l’a pris avant même de naître. Né du mauvais côté du capitalisme, il aurait pu sombrer dans l’aigreur ou le misérabilisme. Mal le connaître. L’ennui, moteur de création ?
FRS TAGA donne dans le rap. Un rap sans concession, qu’on écoute parce que tous ses mots sont exactement à leur place.
FRS TAGA rappe les invisibles, les oubliés, les esclaves modernes, ceux qui font marcher la France malgré des salaires et des conditions de travail dégueulasses. Ceux qu’on a applaudis à nos fenêtres à 20 heures et qu’on termine cyniquement à coups de lois scélérates. Il rappe l’impossible, cette lutte des classes qui ne dit jamais son nom à l’heure de l’avidité reine.